La fibre optique est aux pieds des immeubles. Elle sera bientôt dans les étages de bâtiments qui pourront ainsi se vanter d’être « prêts pour le  futur ».  Et leur mètre carré va connaître une inflation méritée. En France on proclame que, d’ici 2012, 4 millions de foyers seront connectés en fibre optique (FTTH).
A Biarritz, il y a presque 25 ans, on en rêvait. Je me revois dans l’hôtel du Palais et chez quelques commerçants en train d’expérimenter le débit du réseau municipale de fibre optique ! Aujourd’hui la fibre est toujours la panacée. Et toujours aussi couteuse. D’où des discussions autour de la régulation et de la mutualisation des réseaux. Elle sera déployée sur des zones denses et à potentiel élevé (ce qui n’arrangera rien de la fracture numérique !) car il faudra amortir l’infrastructure. A la lecture du rapport du cabinet BMP on apprends aussi que la seule économie des charges de dégroupage devrait permettre de rentabiliser l’investissement optimisé. Ce n’était pas le cas, loin de là, à Biarritz au début des années 80. On s’est trop moqué de cette expérimentation quelque peu décalée. On a eu tort. Elle aura permis à la France d’avoir une avance que l’on observe toujours avec le plan FTTH. Reste à savoir si les consommateurs trouveront utile d’avoir de tels débits. Oui s’ils aiment la vidéo, ou  télécharger des films en haute définition, ou s’ils sont adeptes du Web 2.0. Les enjeux sont de taille, comme le  montre le schéma ci contre.

B. de Latour Renseignements: www.bmp-tc.com
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