Plusieurs villes aux Etats-Unis ont récemment annoncé qu’elles allaient reconsidérer leur politique de déploiement de réseaux métropolitains sans-fil. Il semble que les considérations économiques et les soucis de rentabilité aient pris le dessus sur les effets d’annonce et la course à la technologie. Earthlink, un des principaux operateurs de WiFi urbain, a annoncé fin aout qu’il allait se dégager du contrat qui le liait à la ville de San Francisco (contrat de 17 millions de dollars). Le même scenario est en train de se dérouler à Chicago (18,5 millions de dollars) et à Houston (50 millions de dollars). Les municipalités menacent Earthlink de sanctions, mais l’opérateur invoque des modifications de contrats de dernière minute qu’il ne peut pas accepter. Midwest Fiber Network envisage aussi d’interrompre un projet de 20 millions de dollars dans la ville de Milwaukee.

Plusieurs éléments expliquent en partie ces revirements de situation. En ce qui concerne la ville de Philadelphie (couverture d’ une zone de 350 km2), l’opération s’est dernièrement transformée en gouffre financier à cause d’une sous-estimation du nombre de point d’accès à installer. Les études annonçaient une dizaine de noeuds par km2, or plus de 20 noeuds en moyenne ont été nécessaires pour assurer une qualité de service acceptable. Les utilisateurs pourraient se tourner vers des solutions moins nomades mais plus intéressantes du point de vue du ratio vitesse/prix de l’abonnement. L’augmentation des coûts d’infrastructure des réseaux WiFi urbains et la baisse des prix des abonnements ADSL et câble entraînent les opérateurs a reconsidérer leur position en redéfinissant de nouveaux modèles économiques.

En attendant la technologie WiMax….