En France, un projet de loi pour instaurer la confiance dans l’économie numérique est à l’étude. En effet, le facteur confiance joue un rôle important dans une pléthore d’initiatives humaines, par exemple, pour citer un domaine d’intérêt, dans le monde des affaires. Or ces notions liées à la confiance ne se retrouvent pas dans le monde numérique. Cette insuffisance de confiance peut donc expliquer l’échec de certains pans du monde numérique.

Pourtant, de nouvelles technologies vont permettre d’intégrer ces mécanismes basés sur les notions de confiance entre êtres humains ayant trois principales sources d’information : les observations directes, les recommandations et les réputations. Une technologie de ce type est en cours d’étude dans le cadre du projet de recherche SECURE (Secure Environments for Collaboration among Ubiquitous Roaming Entities), financé par l’Union Européenne. Au cœur de cette technologie se trouve un moteur de confiance (Trust Box). Ce moteur de confiance est validé à partir d’un modèle formel de sécurité informatique, ce qui permet d’être assuré de son bon fonctionnement. Et justement, le fait de vouloir être assuré du bon fonctionnement du moteur est un besoin de confiance. Il apparaît clairement qu’il y a plusieurs couches de confiance.

Dans le monde numérique, une entité qui fait confiance à une autre entité par le biais des NTIC doit savoir quel niveau de confiance elle a en cette entité grâce à l’utilisation de technologies. Cela implique qu’elle doit aussi tenir compte de la confiance qu’elle a dans les technologies qu’elle utilise. C’est pourquoi SECURE prévoit des mécanismes pour évaluer la confiance non seulement dans des entités mais aussi dans des technologies. La confiance évolue : qu’arrivera-t-il quand le monde numérique gagnera la confiance qui lui fait défaut?

J-M S.