Qui l’aurait cru, il y a seulement quatre ou cinq ans ? L’année 2010 devrait voir la création de la première cimenterie, en laboratoire, dont le bilan carbone est négatif, le déploiement à l’échelle industrielle étant attendu en 2011. Ce sont les chercheurs du cabinet Deloitte qui l’annoncent. Pour eux, l’industrie du ciment, secteur industriel, largement ignoré dans la chasse aux émissions de CO2, pourrait apporter une contribution précieuse. Il s’agit d’un vecteur essentiel de croissance économique, dont la production représente environ 5% des émissions mondiales de CO2 (environ le double du secteur aérien). On sait que plusieurs tentatives ont été faites pour développer un ciment à faible émission de CO2, qui combine le ciment traditionnel et des sous-produits. Les émissions de CO2 issues de la production de ces ciments seraient nettement inférieures à celles issues de la production de ciment traditionnel. Des recherches sont également menées pour développer un ciment basé sur les silicates de magnésium, ayant des propriétés absorbantes de CO2. La rencontre du silicium et du ciment devrait normalement donner naissance à un bâtiment HQE intelligent, économe et adapté à son occupant… Espérons le ?
 
 
Le bilan économique de ces nouveaux ciments ne devrait pas être inférieur à celui des ciments traditionnels, il pourrait même être meilleur car la quantité de ciment produite à partir d’une tonne de matière première pourrait être supérieure, du fait du volume de CO2 absorbé durant le processus de production.