Nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer les futurs compteurs intelligents LINKY d’ EDF, qui sont en expérimentation dans plusieurs centaines de milliers de foyers en France. AUjourd’hui, la Cnil tire la sonnette d’alarme en appelant à un surplus de rigueur en matière de sécurité et de gestion des données personnelles. Elle estime, dans un rapport qui vient de paraître, que le développement des réseaux électriques « intelligents » (smart grid) doit absolument s’accompagner de « garanties sérieuses sur la sécurisation de ces données et leur confidentialité ». Les compteurs de nouvelles générations sont en effet – sous couvert d’une gestion affinée des flux – à même de collecter nombre de données sur les habitudes des usagers d’un logement. Selon la Cnil, les informations de consommation d’énergie « permettent de savoir beaucoup de choses sur les occupants d’une habitation, comme leur horaire de réveil, le moment où ils prennent une douche ou bien quand ils utilisent certains appareils (four, bouilloire, toaster) », explique la Cnil qui précise que les fonctions « devront être parfaitement sécurisées pour éviter toute utilisation frauduleuse ». Il est vrai que sous couvert d’optimisation de la consommation, on va en apprendre beaucoup sur les habitudes de vie des français.
Après la phase pilote actuel, une première vague de 300 000 compteurs Linky est en cours d’installation. A l’horizon 2016, 35 millions de compteurs électriques français devraient être remplacés.