La Domotique

La nouvelle approche

1 21/05/2009 | Catégorie: La Domotique

Le passé nous montre clairement ce qu’il ne faut pas faire et le présent nous donne des indications sur ce qui serait souhaitable de proposer pour satisfaire le marché. Le portrait robot du système domotique idéal est le suivant:
Un système à l’architecture entièrement décentralisée, utilisant de manière fiable les courants porteurs comme support de transmission principal. Ce système doit incorporer des souches applicatives correspondant à tous les besoins du marché résidentiel pour obtenir l’Interopérabilité de fait entre appareils compatibles dans une approche globale multi-métiers. Il doit également être “future proof’, simple à installer et à utiliser. Sa mise en oeuvre doit pouvoir se faire avec des composants électroniques de technologie standard peu coûteuse.
La synthèse de toutes ces contraintes aboutit à la résolution de problèmes qui sont d’un ordre de complexité supérieur à ce que la plupart des industriels agissant sur le marché résidentiel ont l’habitude de traiter.
Le niveau élevé de complexité vient du fait qu’il s’agit d’un système à intelligence répartie et que des stimuli locaux peuvent avoir des répercussions distantes difficiles à maîtriser. Des procédures de contrôle permanent de cohérence doivent être mise en place pour garantir la non-divergence du système au cours du temps même en cas “d’accidents” réseau ou d’erreurs de la part des utilisateurs.
Par ailleurs, l’investissement que représente une telle étude a peu de chance de pouvoir être rentabilisée dans le cadre d’un seul métier. De plus les forces de développement à mobiliser à temps plein sur ce sujet sont hors de portée des petites ou moyennes entreprises.
La méthodologie à mettre en place pour mener a bien une telle étude est également peu habituelle. En effet il s’agit d’une approche “down-top-down”. Tout part du recensement des besoins de base à satisfaire dans chaque métier associé au marché visé, puis dans un second temps, entreprendre un travail de synthèse afin d’obtenir une solution globale unifiée. Le troisième temps est celui de l’application en retour dans le cadre de chacun des métiers concernés.
Cette approche est la seule susceptible d’apporter une réponse satisfaisante au problème. Les méthodes traditionnelles du type “down top” qui partent d’une solution valable pour un métier donné et qui vise à l’extrapoler pour qu’elle convienne à d’autres cas d’application ou les approches “top-down’1, telles que celles qui ont été mises en oeuvre dans les programmes européens ou par une société américaine qui prétend détenir le système universel, conduisent à des solutions pour le moins peu satisfaisantes.
L’ attentisme des grandes compagnies résultant de leurs échecs passés fait que seules des entreprises de tailles moyenne sont en mesure de faire désormais décoller le marché de la domotique or, la technologie nécessaire n’est à leur portée directe ni en terme de compétence ni en terme de capacité d’investissement.
Face à ce problème apparemment insoluble, EURO CP, et leurs partenaires ont mis en place GHS (Global Home System) dans une puce offrant 31 applications communicantes différentes avec de nombreuses variantes possibles pour chacune de ces applications. Ce composant est disponible sur le marché à un coût raisonnable. La puce GHS permet à quiconque capable de réaliser l’assemblage de quelques composants électroniques sur un circuit imprimé de réaliser un produit fini communicant et de fait interopérable avec les autres produits compatibles 0115. 
Le grand nombre de variantes offertes permet une personnalisation des produits sans perdre le bénéfice de I’interopérabilité. Aucune écriture de logiciel n’est nécessaire ni aucun investissement lourd en outil de développement.
Les 31 applications contenues dans ce composant ont été choisies pour satisfaire d’emblée au moins 80% du marché de l’équipement des locaux résidentiels et petit tertiaire. 
Tous les besoins de base sont couverts: contrôle de l’éclairage pour tous les types de sources lumineuses (incandescence secteur ou basse tension, fluorescence …), contrôle de la ventilation sous toutes ses formes, contrôle de tous les types d’ouvrants motorisés, contrôle de vannes de toutes technologies, tous les types de commandes à distance permettant de piloter les ressources précitées et encore bien d’autres possibilités.
Les produits finis construits autour de cette puce sont d’une grande simplicité d’installation et d’utilisation tout en offrant des performances hors du commun.

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Historique

2 21/05/2009 | Catégorie: La Domotique

La domotique
Les premiers développements de la domotique sont apparus au milieu des années 1980. Ils sont la conséquence de la miniaturisation des systèmes électroniques et informatiques. Le développement des composants électroniques dans les produits domestiques a amélioré les performances, rationaliser et réduit les coûts de consommations en énergie des équipements. La combinaison de ce processus avec l’apparition sur le marché de services de communication performants (RNIS, numérisation des réseaux, Minitel…) n’est pas étrangère à l’émergence de systèmes innovants orientés vers la communication et les échanges dans le logement et vers l’extérieur de celui-ci. Une démarche visant à apporter plus de confort, de sécurité et de convivialité dans la gestion des logements a ainsi guidé les débuts de la domotique.
 
Elle a privilégié deux aspects :
 
- l’intégration, en permettant aux produits d’agir de manière autonome tout en communiquant et en interagissant avec les autres équipements de la maison.
 
- la multifonctionnalité, en offrant des fonctions relevant de domaines et de métiers aussi différents que la maîtrise de l’énergie, la sécurité des biens et des personnes, la communication.
 

Lors des premiers pas de la domotique, l’offre industrielle s’est structurée autour de deux grands axes : 
- les produits pour l’habitat collectif qui combinent les fonctions de gestion des consommations d’énergie et de sécurité avec celles de communication (assez proche de l’immotique),
 
- les produits pour l’habitat individuel, où la gestion de l’énergie n’est pas obligatoirement la fonction la plus porteuse pour le marché, comparée à la sécurité des biens et des personnes (service de santé notamment), à la gestion des automatismes et à la communication.
 

L’observation des expérimentations menées depuis 1985 montre un développement de la domotique suivant trois axes majeurs : 
- les automates dont la sophistication ne cesse de progresser apportent des commodités de confort et de sécurité. Leur coût ne les rend accessibles pour l’instant qu’à la partie aisée de la population. Ils peuvent aussi apporter une sécurité auprès des personnes à mobilité réduite, handicapées physiques ou âgées.
 
- les interfaces d’assistance à la gestion d’énergie qui offrent des possibilités importantes de gestion directe des consommations, des charges, de surveillance des réseaux. Elles sont surtout utilisées par les gestionnaires de l’habitat et par les prestataires de services techniques (eau, gaz, électricité…).
 
- les outils de communications qui sont amenés directement dans l’habitat et qui y apportent des téléservices (assistance, soins, formations…). Ils sont organisés autour du câble, du téléphone et de ses extensions.
 

Dix ans déjà…
Le premier système agissant sur des fonctions de l’habitat jusqu’alors traitées séparément et préfigurant ainsi ce que va bientôt pouvoir offrir la nouvelle approche fut le SECURISCAN de THOMSON il y à dix ans. Malheureusement pour lui ce système est né trop tôt, à une époque où les transmissions par courants porteurs n’étaient pas assez fiables et ou l’architecture centralisée retenue posait des problèmes d’ergonomie.
Il faut reconnaître que jusqu’à présent les seuls corps de métier qui ont gagné de l’argent avec la domotique sont les journalistes et les consultants en marketing! Tous les investissements industriels réalisés à ce jour dans ce domaine se sont soldés par des échecs. L’attitude classique dans beaucoup d’entreprises en contact avec une partie du marché grand public au cours de la décennie 80 était de vouloir proposer une offre domotique complète centrée sur son propre métier d’origine. 
Bien entendu aucune entreprise ne pouvait couvrir seule un éventail assez large de sujets pour que son offre soit suffisamment attrayante. Par ailleurs le manque de liberté ressenti par les clients potentiels, obligés d’acquérir tout un ensemble de produits chez un même fournisseur, associé à un manque de commodité d’utilisation et finalement à une valeur ajoutée faible en regard d’un prix généralement élevé eurent raison de toutes les tentatives de lancement.
La plupart des entreprises européennes de taille importantes et potentiellement concernées par la domotique ont essuyé un échec dans ce domaine. A travers cette expérience, elles ont acquis la certitude qu’elles ne pourraient pas réussir seule sur ce créneau avec une solution propriétaire. Après les excès d1impétuosité des années 8O ces entreprises sont devenues aujourd’hui très frileuses, elles ne jurent que par les normes et ne prendront plus d’initiative jusqu’à ce qu’un standard significatif apparaisse sur le marché.
L’horizon de la domotique s1est éclairci avec la disparition des prétendants de la première heure. Par ailleurs les résultats des projets européens ayant trait à la domotique ont beaucoup déçu. Des solutions techniques obsolètes et peu performantes, une mise en oeuvre compliquée et coûteuse font que ces travaux ont de grandes chances de subir le même sort que les défunts D2MAC et HDMAC malgré les millions d’écus dépensés et le soutien d’institutionnels comme EDF. Tout ceci est propice à l’émergence de solutions intrinsèquement valables introduites par des entreprises de taille moyenne ayant des obligations vitales de résultats.

 

La DOMOTIQUE vue par Joel Renault président-fondateur de DELTA DORE
Oui presque 25 ans que le terme “ domotique” a été lancé et bientôt 20 ans pour DOMOTIQUE News.
Mon avis sur ces 20-25 ans est de dire que des irresponsables gouvernementaux, administratifs, groupements industriels voire des médias à l’origine ont fait rêver un certain public en vantant une domotique prête à apporter un panel considérable de services dans la maison.
La réalité a été décevante ; les technologies dans leur capacité, à court terme, d’intégrer les besoins suscités n’étaient pas prêtes pour répondre à court terme. Il y a donc eu enchainement de déceptions et le mot domotique non content d’être presque mort dans l’oeuf a porté une connotation négative.
Aujourd’hui technologies et besoins sont pratiquement en adéquation et il est possible de parler pour un avenir proche d’un vrai débat
sur la domotique. En parallèle depuis le début des années 2000 certains industriels s’efforcent d’assener le coup de grâce au terme “ domotique ” et de promouvoir des mots et/ou construction de mots pour relancer le débat sur cette domotique : maison intelligente, home automation, etc, etc… on peut en citer beaucoup. Chacun y poussant sa romance et sa “ base line ” !
Bruno de LATOUR a eu le grand mérite d’être constant dans sa démarche avec DOMOTIQUE News d’arriver à son n°200 et porter le terme “domotique” comme il le faut et il faut surtout continuer et DELTA DORE a décidé depuis longtemps de rester dans cette logique. Par contre, nous raisonnons en fonction de nos compétences métiers en “domotique selon DELTA DORE”.
J. R.

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La domotique, pourquoi faire?

0 09/05/2008 | Catégorie: La Domotique

La domotique pour le confort L’accroissement du niveau de confort des locaux est le domaine de prédilection de la domotique. Les fonctions de commande à distance simples opérant sur toutes sortes d’appareils sont maintenant banalisées. Des commandes agissant en même temps sur des appareils différents de manière à les placer dans un état fonctionnel déterminé était jusqu’à présent impossible sans passer par une étape fastidieuse et compliquée de “programmation” sur une “centrale” quelconque. Les systèmes de la dernière génération tels que GHS permettent de s’affranchir de ces contraintes et de proposer une commande à distance d’un nouveau type appelé “bouton d’ambiance”. L’intérêt de cette innovation est de permettre de commander la restitution d’états complexes correspondants à des situations données mettant en oeuvre des appareils de types différents avec une ergonomie compatible avec un marché de masse. Il s’agit dans une première étape de placer un bouton d’ambiance en position d’enregistrement, de positionner les appareils souhaités dans l’état fonctionnel qu’il s’agira de retrouver ultérieurement puis de revenir toucher le bouton d’ambiance lorsque tous les appareils concernés auront été réglés convenablement. Après cette phase d’enregistrement, chaque sollicitation du bouton d’ambiance concerné replacera les appareils concernés dans l’état préalablement enregistré. Ce nouveau type de commande, simple mais puissant, correspond bien à ce que les utilisateurs attendent c’est à dire la prise en compte de situation qui ont un sens dans la vie quotidienne. Par exemple l’utilisateur peut associer un bouton d’ambiance ‘je regarde la télévision”, un simple appui sur ce bouton peut provoquer la mise en marche du téléviseur sur une chaîne donnée, l’extinction de l’éclairage principal, l’allumage d’une lampe d’ambiance à un niveau d’éclairement adapté, la fermeture de volets roulants, l’adaptation du chauffage à la situation etc. De même un autre bouton d’ambiance peut être associé à la situation “je lis” pour reconditionner tout ou partie des appareils affectés par la commande précédente et les adapter à la nouvelle situation. On peut imaginer une infinité d’usage au bouton d’ambiance comme l’installation à proximité de la porte d’entrée d’un bouton “présence” et un bouton “absence” qui place le local dans l’état qui convient en cas de présence ou d’absence humaine par action sur le chauffage,l’eclairage, les volets, le système d’alarme etc. De même des boutons “bonjour” et “bonne nuit” peuvent trouver leur place à proximité d’un lit. La gestion de l’énergie Il existe d’autres couples produit/service en phase d’émergence, moins spectaculaires mais très utiles notamment pour abaisser les coûts d’exploitation des locaux dans lesquels ils seront installés. Parmi ces services, beaucoup vont apparaître dans le domaine de la gestion de l’énergie électrique. En effet l’énergie disponible va devenir une ressource rare compte tenu de l’augmentation croissante des besoins et de la limitation des capacités de production. Cette réalité mondiale est encore peu perceptible en France, cas d’exception, à cause de la part importante de l’électricité d’origine nucléaire. La domotique peut intervenir en trois points de la gestion de l’énergie électrique: - la gestion de la tarification de l’énergie, - la gestion de la puissance consommée, - l’information du consommateur. La gestion de la tarification Le moyen le plus souple pour coupler la demande et la production d’énergie c’est de faire varier son prix. Ainsi les variations de tarif sont suffisamment initiatives pour que la plus grande partie de la demande suive les directives de la production sans que celles ci soient imposées de manière trop autoritaire. Le but du producteur étant de lisser la demande en dessous du niveau à partir duquel il doit avoir recours à des capacités de production dont le coût par kilowatt est plus élevé. La tendance va donc être à la multiplication des paliers tarifaires au-delà des tarifs à deux états communément pratiqués (par exemple en France: heures creuses/heures pleines ( EJP). On voit apparaître en France par exemple le tarif Tempo à trois fois deux états tarifaires. Or l’utilisateur de base est perturbé par la complexité de ce type de structure tarifaire qui sort de la dichotomie habituelle cher/pas cher. De plus l’utilisateur n’accepte pas longtemps de devoir aller modifier des réglages sur une “centrale” à chaque fois qu’il souhaite changer les conditions de fonctionnement d’un appareil. Par ailleurs il existe des contraintes antagonistes relatives au marché des sous-ensembles nécessaires pour permettre une gestion intelligente de la tarification: Les distributeurs d’électricité, qui sont des entités régionales ou nationales, souhaitent personnaliser leurs tarifs. Les constructeurs d’appareils susceptibles d’offrir le choix d’un fonctionnement économique ou immédiat, par exemple les produits électroménagers, souhaitent standardiser leur production pour réaliser des économies d’échelle sur des marchés supranationaux. La mise en oeuvre d’un système de la nouvelle génération tel que 0115 permet d’offrir une solution élégante à tous ces problèmes. Une interface unique avec le système de gestion amont du distributeur d’électricité appelée gestionnaire de tarification. Ce produit est réalisé selon les caractéristiques d’un ou de plusieurs tarifs d’un distributeur donné. Il permet à l’utilisateur de fixer le palier tarifaire à partir duquel il estime que l’énergie devient chère de manière globale ou par grandes catégories d’usage dans des versions plus élaborées. Le gestionnaire de tarification diffuse dans le réseau des informations tarifaire standardisées, en particulier l’information binaire cher/pas cher, lors de chaquechangement d’état tarifaire ou sur requête d’autres appareils raccordés au réseau. Des produits compatibles tels que chauffe-eau,lavelinge et autres appareils électroménagers gros consommateurs d’énergie peuvent dès lors proposer des modes de fonctionnement relatifs au tarif électrique. Il peut s’agir par exemple d’offrir en façade des appareils deux boutons de mise en marche, un bouton de mise en marche “préférence aux économies” qui n’autoriserait le démarrage du cycle fonctionnel qu’en période de tarif “pas cher” un autre bouton “préférence au temps” assurerait une mise en route inconditionnelle et immédiate. Cette solution offre l’avantage de n’avoir dans le système que le gestionnaire qui soit typé en fonctions de la structure tarifaire du fournisseur d’énergie, tous les autres produits sont standards. Les contraintes d’ergonomie sont également satisfaites par l’offre qui est faite à l’utilisateur de choisir le comportement des appareils en fonction du coût de l’énergie directement sur les produits concernés. La gestion de la puissance Le deuxième volet de la gestion de l’énergie dans les locaux concerne la maîtrise de la puissance cumulée pour qu’elle ne dépasse pas un seuil déterminé. Dans beaucoup de pays les ressources énergétiques sont limitées, et les raccordements domestiques sont généralement de faible puissance, par exemple de 3 kW. Dans d’autres pays l’énergie est disponible en quantité mais le prix des abonnements croît avec la puissance souscrite. Dans ces deux cas il est intéressant pour le consommateur de gérer la puissance appelée par son installation. L’objectif étant de pouvoir utiliser davantage d’appareils que ce que la puissance souscrite permettrait sans gestionnaire. Selon les pays, le dépassement de la puissance souscrite provoque une disjonction ou l’application de pénalités tarifaires. Des solutions existent depuis longtemps sous la forme de d’appareils appelés délesteurs. Cependant les inconvénients inhérents aux délesteurs ont limité leur usage au cas extrême du chauffage électrique. Ils nécessitent une modification importante des installations électriques avec le câblage de lignes dédiées à chaque niveau de priorité, ceci engendrant des coûts non négligeables et un manque de flexibilité évident. Une fois encore les nouveaux systèmes apportent une réponse souple et efficace au problème. Un appareil appelé gestionnaire de puissance est raccordé au réseau. L’utilisateur lui indique la puissance cumulée à ne pas dépasser qui est déterminée en fonction de la puissance souscrite diminuée de la puissance susceptible d’être consommée par les appareils non compatibles. Les appareils compatibles avec ce système sont par défaut délestés, c’est à dire que seul leur sous-ensemble de commande est alimenté, pas leurs sous-ensembles de puissance. Lorsqu’un appareil de ce type est mis en marche, il négocie avec le gestionnaire de puissance une autorisation de relestage. Cette négociation s’effectue en fonction de la quantité d’énergie demandée et du niveau de priorité associé qui est comparée par le gestionnaire au seuil de limitation compte tenu de la somme des puissances déjà engagées. Le gestionnaire calcule l’effet qu’aurait la satisfaction de la demande et autorise ou refuse le relestage de l’appareil demandeur en fonction du résultat de la simulation. L’autorisation de relestage peut être accordée après que le gestionnaire a délesté des appareils moins prioritaires. Un appareil dont le relestage a été refusé sollicite de nouveau le gestionnaire à chaque fois qu’il est informé par l’intermédiaire du réseau que d’autres appareils ont arrêté de consommer de la puissance. Cette nouvelle vision du délestage n’est donc plus basée sur la mesure du dépassement effectif d’un seuil de puissance et la déconnexion autoritaire des charges mais sur des transactions entre appareils et des simulations. Les avantages sont nombreux: aucune modification de l’installation électrique du local n’est nécessaire, les appareils peuvent être raccordés à n’importe quelle prise du réseau électrique, les cycles de fonctionnement des appareils peuvent être pris en compte dans la gestion, par exemple il doit être impossible de délester un lave-linge en cours de fonctionnement, les niveaux de priorité pour l’accès à la puissance peuvent varier en fonction de critères interne à l’appareil, par exemple un congélateur peut être non prioritaire et délestable tant que ses réserves de froid sont suffisantes et devenir prioritaire lorsque le démarrage du groupe frigorifique devient impératif. Un autre avantage, qui est significatif sur le plan économique, est l’utilisation des moyens de commutation qui équipent déjà les appareils consommateurs dotés d’un contrôleur électronique, pour le délestage des sous-ensembles de puissance. L’information du consommateur L’augmentation inévitable du coût de l’énergie électrique va faire apparaître une demande visant à obtenir des informations détaillées sur les différents postes de dépense tant sur le marché résidentiel qu’en environnement professionnel où une imputation plus précise des charges sera demandée. Les nouveaux systèmes permettent d’offrir ce type de service sans surcoût dans les appareils compatibles. En effet il suffit de doter chaque appareil communicant dont la consommation énergétique est significative d’un compteur d’énergie virtuel, basé sur le comptage du temps de fonctionnement des charges internes dont les puissances nominales sont nécessairement connues par les constructeurs des produits. D’autres appareils du réseau peuvent exploiter les informations fournies par les compteurs intégrés pour fournir les informations attendues en cumulant les énergies selon des critères déterminés par exemple selon le type ou en fonction de la localisation des appareils. L’affichage des consommations peut se faire avantageusement en unité monétaire Si l’on intègre la logique de calcul associée au mode de tarification utilisé.

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